Le fait
Les candhaleris de Nulvi, portés à l'épaule pour un vœu. Le morceau leur est dédié — a chie leat sos candhaleris, à ceux qui les portent. Le village est sous le mont de Santu Larentu ; les candélabres sont dédiés à s'Assunta.
Le texte
logudorais de Nulvi
Innantis de su caminu, sa pedra
Innantis de sa pedra, su bentu
E su bentu connoschiat su nùmene tou
In sa punta de Santu Larentu b'apo postu sas manos
Belle otanta nuraghes bàrdiant sos caminos
Tanta zente colada
Sa terra grassa s'ischit
Sa terra no narat nudda, sa terra s'ammentat
Torres, Doria, Aragona, e su bentu, e su bentu
In su barant'otto s'ùrtimu Doria s'arrendet
Nos ant fatu su centru
E su centru at tentu
E chie pigat in bidda
Nujvi! Nujvi!
Tres palas, tres fainas
Nujvi! Nujvi!
Una boghe ibbia
Su grogu de sas messas
Su birde de sos prados
Su colore 'e chelu
In àteru logu sa forma est cambiada
Inoghe, nono
Nos naraiant restios
Nois portamus noe cuintales deretos
Nois portamus sèighi a sas istanghes, bator a sas funes
Su tabernàculu tenet e sa bidda respirat
Segus de sa janna serrada, sas fèminas la bestint
Oro donadu in sèculos
Sos òmines portant
Sas fèminas bestint
E sa Vìrgine Dormida isetat
Oto seros, sos Apòstolos
Oto seros, s'Apostuladu
Oto seros nos incrubamus
Oto seros
E unu càntigu antigu in catalanu
Innantis de Santa Rughe
Pàulu artziat s'ispada
Sa parma si segat
Nujvi! Nujvi!
Sa forma est cambiada, inoghe, nono
Nujvi! Nujvi!
Su votu abarrat
Nujvi! Nujvi!
Su votu abarrat
Nujvi!
Su votu abarrat
Su bentu torrat a s'Anglona e connoschet su nùmene tou
Traduction française
Avant la route, la pierre
Avant la pierre, le vent
Et le vent connaissait déjà ton nom
Au sommet de San Lorenzo j'ai posé mes mains
Près de quatre-vingts nuraghes veillent sur les chemins
Tant de gens sont passés
on devine la terre grasse
La terre ne dit rien, la terre se souvient
Torres, Doria, Aragon, et le vent, et le vent
En quarante-huit le dernier Doria se rend
Ils ont fait de nous le centre
Et le centre a tenu
Et qui monte au village
Nujvi ! Nujvi !
Trois épaules, trois métiers
Nujvi ! Nujvi !
Une seule voix
Le jaune des moissons
Le vert des prés
La couleur du ciel
Ailleurs la forme a changé
Ici, non
On nous disait rétifs au progrès
Nous portons neuf quintaux dressés
Nous portons seize aux barres, quatre aux cordes
Le tabernacle tient et le village respire
Derrière la porte fermée, les femmes l'habillent
De l'or offert au fil des siècles
Les hommes portent
Les femmes habillent
Et la Vierge Dormante attend
Huit soirs, les Apôtres
Huit soirs, l'Apostuladu
Huit soirs nous nous inclinons
Huit soirs
Et un chant ancien en catalan
Devant Santa Croce
Paul lève l'épée
La palme se brise
Nujvi ! Nujvi !
La forme a changé, ici, non
Nujvi ! Nujvi !
Le vœu demeure
Nujvi ! Nujvi !
Le vœu demeure
Nujvi !
Le vœu demeure
Le vent redescend vers l'Anglona et il connaît ton nom
Les relectures
Le texte a été soumis aux habitants de Nulvi avant la publication : le 14 août 2026, douze questions de langue numérotées dans le groupe « Antichi scatti a Nulvi ». Quarante-deux réponses, dont plusieurs contradictoires, arbitrées une par une. Certaines corrections ont changé le morceau : la montagne est celle de Santu Larentu et non le Monte Alma, le château des Doria est à Tzaramonte et pas ici, càntaru est un bec de fontaine et non une unité de poids. Le titre juste en nulvese serait « Su Votu Imbarat » : la forme publiée est celle de la première version, je la laisse et je l'écris ici. Merci aux habitants de Nulvi, et à Manuel Pinna, gardien des clés de Santa Croce.
Sources
- ICPI — Istituto Centrale per il Patrimonio Immateriale, «Madonna Assunta a Nulvi»
- Goffredo Casalis, Dizionario, 1843
- Sigillo dell'archiconfraternita, 1691, chiesa di Santa Croce (Nulvi)
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