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Un village, une langue,
un fait vérifiable.

Istella met en musique les villages de Sardaigne que personne ne chante — pas les côtes, pas les lieux de carte postale, mais les villages de l'intérieur : Nulvi, Erula, Chiaramonti, Bortigiadas. Chaque morceau part d'un fait documenté, et se chante dans la langue de ce village : logudorais, nulvese, gallurais.

Ce n'est pas de la musique traditionnelle. C'est de l'afro house, bâtie sur des launeddas, un organetto et des voix gutturales, avec des textes relus et corrigés par ceux qui parlent réellement cette langue.

Istella — Sardigna sonat
Les morceaux

Cartas de Sardigna

Un village, une langue, un fait vérifiable.

Un village par morceau, chanté dans sa langue, à partir d'un fait documenté et soumis aux habitants avant publication. Afro house à 122 battements.

Sas Pedras Faeddant — Ploaghe

Sas Pedras Faeddant

Ploaghe·logudorais de Ploaghe

Dans le vieux cimetière de Ploaghe (Piaghe), béni en 1797, les dalles de marbre blanc sont écrites pour la plupart en sarde logudorais, et non en italien : des noms, des âges, des métiers, et la formule Pax. Après le choléra de 1855, le village a construit un autre cimetière ; les pierres sont restées là.

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Lu Ramu Sottu Mari — Bortigiadas

Lu Ramu Sottu Mari

Bortigiadas·gallurais

En 1943, selon la seule source retrouvée à ce jour, 500 tonnes de minerai de cuivre quittent la mine de Li Menduli, à Bortigiadas (Bultiggjata), et sombrent avec le navire qui les emporte. Le récit reste à recouper : si vous connaissez le nom du navire ou une pièce d'archive, écrivez-moi.

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Balca di Bronzu — Erula

Balca di Bronzu

Erula·gallurais

Au nuraghe Spiene a été mise au jour une navicella votive en bronze à protomé de cerf, aujourd'hui au Musée archéologique national de Cagliari. Une barque miniature, offerte et déposée, qui n'a jamais navigué — à quarante kilomètres de la mer.

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Su Votu Abarrat — Nulvi

Su Votu Abarrat

Nulvi·logudorais de Nulvi

Les candhaleris de Nulvi, portés à l'épaule pour un vœu. Le morceau leur est dédié — a chie leat sos candhaleris, à ceux qui les portent.

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Tzaramonte — Chiaramonti

Tzaramonte

Chiaramonti·logudorais septentrional

Le premier morceau de la série, et celui d'où tout le reste est venu : le village perché sous le château des Doria. C'est de cet enregistrement que sont extraites les trois voix récurrentes du projet, et c'est son tempo — afro house à 122 battements — qui a fixé le son d'Istella.

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Paràulas Cantadas

Poèmes sardes mis en musique, le texte d'abord.

Ici le texte vient d'abord : un poème déjà écrit — de moi, ou d'un poète sarde qui me le confie — et une musique qui se plie au poème. Aucun style imposé : tempo lent, la voix devant. Le poète est nommé quand ce n'est pas moi.

Sa Torrada de S'istiu — Sardaigne

Sa Torrada de S'istiu

Sardaigne·sarde

Le premier morceau de Paràulas Cantadas : un poème de moi, mis en musique. Il n'appartient à aucun village, parce que son sujet appartient à toute l'île : la séparation.

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Pourquoi les villages

Pas les côtes.

La Sardaigne qu'on chante d'ordinaire est celle qu'on visite. Celle qui m'intéresse commence là où s'arrêtent les panneaux qui mènent à la mer.

Un fait, pas un souvenir.

Chaque texte part de quelque chose qu'on peut aller vérifier : un parchemin daté, un objet dans un musée, un chiffre de recensement. Ce qui reste discuté reste hors du récit.

La langue du village.

Pas le sarde en général : la variante de ce village-là, relue et corrigée avant publication par quelqu'un qui y est né.

Le prochain village

Un message quand un morceau sort. Rien d'autre.

Aucune publicité, aucune cession de données. Désinscription à tout moment.

Écrivez-moi

Si vous connaissez le village, la langue ou l'histoire mieux que moi — et c'est souvent le cas — écrivez-moi. Les corrections reçues jusqu'ici ont changé les textes, et elles sont citées dans les pages des morceaux.

istellamusica@gmail.com